1092 / 485 – Le sultan turc Malik Shah meurt

Les sultans seldjoukides sont les détenteurs du pouvoir politique. Quand Malik Shah meurt, son empire est divisé entre ses successeurs. Les différentes villes de Syrie-Palestine deviennent le théâtre d’affrontements entre chefs. De même en Anatolie seldjoukide, plongée dans la guerre civile. Le monde musulman se déchire entre deux confessions :

–       d’un côté les Sunnites, menés par les sultans, émirs et atabegs turcs seldjoukides de Syrie, sous l’autorité religieuse du calife abbasside arabe de Bagdad ;

–       d’un autre côté, au sud, le califat fatimide d’Égypte, de confession chiite, qui reprend pied en Palestine avec la prise de Jérusalem en 1098 et d’Ascalon en 1099 ;

–      enfin, un ensemble de différents courants morcelle encore plus le jeu politique à l’intérieur même du monde islamique.

S’ajoute qu’entre 1092 et 1094, le Dar al-Islam (« Pays de l’Islam », nom des terres sous domination islamique) perd ses plus grands chefs. Suivent Malik Shah dans la tombe, son vizir, le célèbre Nizâm al-Mulk, le calife abbasside, la calife fatimide et son grand vizir également. Certains musulmans y voient des signes avant-coureurs de la Fin du Monde.

Dans ce contexte, Alexis Ier Comnène pourrait reprendre l’avantage. Mais son armée, trop faible, est mobilisée sur le Danube où les Petchenègues restent agités. Il a besoin d’enrôler. Il se tourne alors vers l’Occident.

2019-09-02T14:40:10+01:00