Été 1097 / 490 – La traversée de l’Anatolie

Le 21 octobre 1096, Kiliç Arslan, à la tête du sultanat seldjoukide de Roum, massacre les troupes de Gautier Sans-Avoir sous les murs de Nicée. Cette première rencontre apaise le Sultan quant aux capacités de ces nouveaux arrivants inconnus qu’ils appellent Franj. Rassuré, il part combattre Danishmend, un opposant qui s’est forgé un émirat au nord de l’Arménie. En mai 1097, il reçoit des lettres affirmant que de nouvelles troupes franj se pressent à l’ouest. Peu inquiété et en plein siège, il ignore d’abord ces nouvelles. Quand il apprend que les Franj font le siège de Nicée, capitale de son sultanat, il signe une trêve avec Danishmend et part secourir sa ville. Il arrive cependant trop tard. Les Byzantins parviennent à obtenir la reddition de la ville sous le nez des Latins fin juin 1097. La prise de Nicée, importante cité du Christianisme, annoncée partout en Occident, a pour effet d’encourager de nouveaux départs. Les cités-républiques italiennes, Pise, Gênes et Venise, envoient des soutiens maritimes.

Les Turcs comprennent alors qu’ils ont sous-estimé les Franj. Kiliç Aslan et Danishmend s’unissent et les combattent à Dorylée en juillet 1097. Les Turcs subissent une nouvelle défaite ce qui émousse leur prestige guerrier. Dans leur retraite, ils ravagent les terres et détruisent les récoltes. Pour les Latins, l’avancée en Anatolie est pénible. Les Turcs qui harcèlent, la chaleur, le manque d’eau, le ravitaillement difficile, des chevaux qui meurent, les maladies qui frappent. Mais le pèlerinage se poursuit. Ils prennent plusieurs places qu’ils remettent aux Byzantins ou à des seigneurs arméniens. Cela a pour effet de permettre à l’Empire de récupérer beaucoup de terres en Anatolie.

2019-09-02T14:34:04+02:00