Début 1099 / 492 – En chemin vers Jérusalem

Le sud de la Syrie est aux mains de diverses dynasties arabes qui sont parvenus à garder une certaines indépendance entre Fatimides, Seldjoukides et Byzantins pendant les dernières décennies.

En Février, le pèlerinage s’empare de la forteresse d’Hosn el-Akrad qui devient plus tard le célèbre Krak des Chevaliers. Les Francs reçoivent du soutien de certaines principautés arabes qui n’ont comme seule envie que ces nouveaux venus passent leur chemin. Ils se tournent ensuite vers la prospère principauté de Tripoli qui se met sous la protection des Provençaux. Mais l’appétit de Raymond s’aiguise face aux richesses de la ville. Il détourne encore le pèlerinage pour faire le siège d’Arqa. Le port de Tortose est capturé et donne un mouillage sûr pour les flottes de soutien. Mais le siège s’enlise encore par manque de moyens.

Alexis envoie deux lettres : une aux Latins affirmant qu’il arrive avec son armée et proposant de rejoindre le pèlerinage et de tout payer ; une autre aux Fatimides, affirmant qu’il ne contrôle pas l’expédition. L’avancée des Fatimides en Palestine et celle des Francs en Syrie doit nécessairement aboutir à leur confrontation et Alexis n’entend s’aliéner aucun des deux avant de connaître l’issue du combat.

Si Raymond de Saint-Gilles est d’accord pour l’attendre, les autres sont contre. Il perd progressivement de son autorité au profit de Godefroi et le pèlerinage doit repartir. Suivant la côte, en territoire fatimide, ils connaissent pourtant peu de résistance jusqu’à Jérusalem.

2019-09-02T14:22:31+02:00