Répression

 

Violences dans les rues

Sous les yeux de Charles se déploie la violence de la répression des Journées de juin. Le général Cavaignac, appelé par l’Assemblée pour réprimer l’insurrection, aidé de 50 000 soldats, reconquiert Paris dans une bataille de trois jours, du 23 au 26 juin. Les ouvriers les plus jeunes et les plus vulnérables, qui souffrent du chômage, sont enrôlés dans la garde mobile moyennant une forte rémunération, et se battent au côté de Cavaignac.
La barricade de la rue Saint Maur fut photographiée, depuis un appartement de la rue du Faubourg du Temple. Ce fut l’une des premières photos de reportage au monde. Libération en a fait un article qui revient sur ce moment particulièrement marquant de ces Journées. Certains sites indépendant ont même recherché l’endroit précis d’où le daguerréotypiste avait pris la photo.
La répression est particulièrement violente et sanglante : aux milliers de morts s’ajoutent les 1500 insurgés fusillés sans jugement, et les 11 000 qui sont emprisonnés ou déportés, vers l’Algérie notamment. Les quelques milliers d’ouvrier qui se sont soulevés à Marseille, Lyon et Rouen, sont eux aussi rapidement défaits.

 

La prise du Panthéon

Dans le Panthéon s’étaient réfugiés plus d’un millier d’insurgés. La Montagne Sainte Geneviève a littéralement été prise d’assaut. L’attaque de la barricade de la rue Soufflot a d’ailleurs fait l’objet d’un tableau par Horace Vernet en 1848/9.

Le général Damesme menait cette attaque et fut blessé à la cuisse dans la rue de la Vieille Estrapade (aujourd’hui rue de l’Estrapade) lors de l’assaut d’une barricade. Il est finalement amputé de la jambe et avant de mourir en juillet 1848. C’est aussi lors de cet assaut, près du haut de la rue Mouffetard, que notre personnage Jules, perd la vie.

 

Après la bataille

Ces Journées de juin laissent un véritable traumatisme dans les esprits des témoins. Comme indiqué dans l’épisode 9, le personnage de Charles s’inspire de la vie de Jules Vallès. Le passage de la pension et celui de la vision des vaincus de juin furent décrits par l’écrivain. Georges Sand et Victor Hugo ont également écrits des textes à ce sujet mais François Pardigon, écrivain, fut alors un des rares étudiants à se joindre aux ouvriers. Il a écrit un texte intitulé Épisodes des journées de Juin 1848 dont voici un extrait.

 

 

2018-09-19T12:15:36+00:00