Barricade

 

Louis Blanc et les Ateliers sociaux

Peu après la Révolution de Février, la Seconde République instaure une Commission du gouvernement pour les travailleurs, dont la présidence est confiée à Louis Blanc. Se réunissant au Palais du Luxembourg (aujourd’hui siège du Sénat), cette institution fut finalement surnommée la Commission du Luxembourg. Créée pour calmer et occuper les socialistes, elle est présidée par Louis Blanc, pour réfléchir à l’organisation du travail. Blanc pense aux Ateliers sociaux, basés sur le principe d’association et de répartitions des bénéfices aux travailleurs. Mais elle n’obtient qu’un très faible budget pour mettre en oeuvre ses idées.

 

Les Ateliers nationaux

A côté, le 26 février, le Gouvernement provisoire créé les Ateliers nationaux. Ils ont pour but d’occuper les chômeurs à des travaux publics en échange d’un petit salaire. C’est un véritable succès et on compte près de 120 000 ouvriers en juin. Mais on les laisse bien souvent sans travail réel, leur faisant défaire et refaire les pavés. Cela discrédite le principe de mesures sociales.

S’opposent alors les Ateliers sociaux de Louis Blanc (sans budget) aux Ateliers nationaux (vidés de toute utilité).

 

La fin de la perspective sociale

Sous prétexte qu’ils constituent un gouffre financier sans intérêt (alors qu’il ne représentent qu’une très faible partie du budget de l’Etat), le 21 juin, un courant conservateur de l’Assemblée obtient la suppression des Ateliers nationaux. Les ouvriers, désespérés, prennent alors les armes, soutenus par les gardes nationaux des quartiers populaires. Des barricades s’élèvent, depuis le boulevard de Sébastopol jusqu’au boulevard Saint-Michel ; c’est sur l’une d’entre elles que s’élève Jules, héros de cet épisode.

2018-09-17T17:40:52+00:00