L’autre Charles

 

Beaucoup d’éléments donnés dans cet épisode sont directement inspirés de faits réels.

 

L’esclavage

Les sévices et violences racontées n’ont pas été inventées. Le collier de fer, par exemple, après une série de coups de fouet, était accroché au cou des esclaves qui avaient tenté de s’enfuir ou de se rebeller.

Ils sont tirés, presque tels quels, d’un livre intitulé La vie d’un colon en Martinique au XIXe siècle : journal de Pierre Dessalles, écrit en 4 tomes. On peut le retrouver à la Bibliothèque nationale de France ou dans les médiathèques de la Collectivité territoriale de Martinique. En Martinique, Pierre Dessalles était propriétaire d’une habitation sucrière, nom donné dans les Antilles françaises à ce qu’on appelle aujourd’hui une plantation. Ces habitations sucrières étaient basées sur un modèle économique esclavagiste.

Nous n’avons pas modifié les noms : Dessalles parle bien dans ses mémoires d’une femme nommée Joséphine, esclave de sa plantation, ainsi que d’un jeune homme, lui aussi esclave, nommé Charles. Nous avons donc adapté les noms à la situation que nous avons inventé. C’est le hasard qui a voulu que le nom de ce jeune homme (qui a vraiment vécu sur l’habitation Dessalles) coïncide avec le nom de notre personnage Charles (le narrateur). Cette coïncidence nous a inspiré le rapprochement entre Charles (le narrateur) enfant, avec un autre enfant nommé Charles (l’enfant esclave dans la fiction).

 

Derrière Charles, Vallès et Chassin 

Le personnage de Charles, dans notre fiction, est issu de l’inspiration de la vie de 2 autres personnes réelles qui ont vécu les évènements de 1848 : Charles-Louis Chassin, historien, et Jules Vallès, écrivain, qui étaient amis. Ils se sont rencontrés au collège de Nantes. Cette ville ayant participé au commerce transatlantique, nous avons pu faire le lien avec les Antilles françaises. Ils furent tous deux impliqués dans des mouvements de contestations à Nantes, Vallès militant notamment pour l’abolition du baccalauréat et de l’école. Son père l’envoya alors à Paris, en pension. Ce fut un moment à la fois terrible et fantastique pour le jeune Vallès. Il donnera un récit à la fiction et autobiographique à travers sa trilogie de Jacques Vintgras (L’Enfant ; Le Bachelier ; L’Insurgé).

2018-09-17T17:38:29+00:00